Culinaria lance sa levée de fonds avec GwenneG
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Lire la suite de Culinaria lance sa levée de fonds avec GwenneGBiom Innov, start-up implantée à Saint-Malo, développe des produits de biocontrôle à partir d’extraits végétaux pour protéger les cultures. Son premier produit vise en particulier le mildiou et l’oïdium de la vigne et est destiné à remplacer les produits de synthèse fongicide. Les solutions pour protéger les cultures et les rendements manquent : 93 actifs supprimés depuis 7 ans. Le mildiou, une maladie contre laquelle le principal recours de la viticulture biologique mais aussi conventionnelle est le cuivre, qui est un métal lourd et donc de plus en plus contraint règlementairement et un focus des filières viticoles pour réduire leur dépendance au cuivre.
La société ouvre son capital aux investisseurs privés sur GwenneG pour préparer son autorisation européenne. Voici le projet, et ce que cette collecte doit financer.
Le mildiou est un champignon qui attaque les feuilles et les grappes. Pour le contenir, la viticulture s’appuie depuis plus d’un siècle sur le cuivre. En agriculture biologique, c’est le seul fongicide minéral autorisé contre cette maladie.
Mais le cuivre s’accumule dans les sols. Il perturbe leur activité biologique et nuit à leur fertilité sur le long terme. L’Union européenne en limite l’usage à 28 kg par hectare sur sept ans. Lors de son réexamen de 2025, l’ANSES n’a renouvelé que 2 produits à base de cuivre sur 34 pour la vigne.
Les fongicides de synthèse ne prennent pas le relais facilement : les pathogènes y développent des résistances. La filière, et en premier lieu le bio, a besoin de nouvelles solutions efficaces pour réduire une dépendance forte au seul cuivre. Les autorités européennes (EFSA) appellent des candidats pour substituer le cuivre.
Le biocontrôle regroupe les méthodes de protection des cultures qui s’appuient sur des mécanismes naturels. Il s’agit de micro-organismes, de médiateurs chimiques comme les phéromones, de macro-organismes comme les insectes auxiliaires, ou de substances naturelles d’origine végétale, animale ou minérale.
Pour s’imposer, ces solutions doivent égaler les produits conventionnels sur trois points : l’efficacité, le coût et la facilité d’utilisation.
L’extrait végétal de Biom Innov agit à trois niveaux :
Cette approche, dite holobionte, considère la plante, son microbiote et le pathogène comme un ensemble. En agissant sur plusieurs fronts, l’objectif est d’assurer une efficacité forte et de limiter le risque que le champignon ciblé développe une résistance.
Deux produits sont en développement réglementaire :
Les résultats sont mesurés en conditions réelles. Biom Innov a conduit 37 essais au champ chez des agriculteurs, en Europe. Sur l’oïdium et le mildiou de la vigne, l’efficacité atteint 70 à 80 %, au niveau des solutions conventionnelles, pour 25-40 €/ha.
Autre atout : le produit s’utilise comme un produit conventionnel. Les viticulteurs n’ont à changer ni leurs pratiques d’application ni les conditions de stockage habituelles des produits de protection.
Chaque saison, des viticulteurs nous disent la même chose : ils perdent des solutions contre le mildiou et l’oïdium sans savoir par quoi les remplacer. Notre extrait végétal, nous l’avons testé dans leurs parcelles, dans leurs conditions de travail, et les résultats sont au niveau des programmes qu’ils utilisent aujourd’hui. La prochaine étape, c’est le dossier européen. C’est un travail long et exigeant, et c’est précisément ce que cette levée doit financer.
Aude Bernardon-Méry, fondatrice et CEO de Biom Innov
La septoriose est la première maladie du blé tendre en France. Elle progresse au printemps et début d’été avec la pluie et l’humidité, et les fongicides classiques encore autorisés perdent en efficacité face à des souches résistantes.
Il n’existe aujourd’hui qu’une seule solution de biocontrôle utilisée à échelle contre cette maladie, applicable uniquement en début de saison. Aucune n’existe pour le traitement suivant, qui représente plus de 60 % du marché de la protection du blé.
Biom Innov étudie quatre extraits végétaux contre la septoriose, avec des premiers tests prometteurs. La société finalise un partenariat de recherche avec un acteur majeur pour développer une solution dédiée.
En Europe, un produit de protection des cultures doit franchir deux étapes. Sa substance active doit d’abord être approuvée au niveau européen, puis le produit doit être autorisé dans chaque pays. Ce parcours exige des études approfondies et plusieurs années d’instruction.
La levée de 2 M€ doit permettre à Biom Innov de franchir cette étape. Les fonds serviront à :
Biom Innov a été créée en janvier 2025 au sein d’AgriLife Studio, un start-up studio dédié à l’agritech. Elle est société à mission depuis septembre 2025. Son équipe dirigeante connaît de l’intérieur le parcours réglementaire et les phases de mise en marché du biocontrôle :
L’opération se fait en capital. Les souscripteurs deviennent actionnaires via un véhicule dédié GwenneG, qui les regroupe et les représente au board de la société.
La note d’investissement complète est disponible sur la page du projet.
Pour toute question, Souki Te, notre responsable des relations investisseurs, est joignable à souki@gwenneg.bzh.
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Lire la suite de Puis-je bénéficier de l’exonération de prélèvement forfaitaire ?Avertissement sur les risques liés à l’investissement dans les sociétés non cotées
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